De la promesse à la valeur : l’IA sans artifices dans la digitalisation RH
Penser l’impact avant la solution
Pionniers de la
digitalisation RH en France, cela fait 20 ans que nous sommes convaincus qu’un
déploiement technologique n’a de valeur que s’il répond à un besoin concret.
L’IA ne fait pas
exception : sans objectif clair, sans besoin métier identifié, sans définition
précise des pratiques à améliorer ou accélérer, ajouter des couches d’IA ne
ferait qu’alourdir ou obscurcir vos activités RH.
Un comble, quand l’enjeu est simplicité,
fiabilité et optimisation des services.
C’est pourquoi
chacun de nos déploiements s’appuie d’abord sur les attentes exprimées par nos
clients en matière de digitalisation des services RH, organisées autour d’un
axe central : performance opérationnelle et expérience collaborateur.
Côté
opérationnel, les services RH visent à :
·
réduire le temps consacré aux processus administratifs à faible valeur
ajoutée,
·
fiabiliser la donnée et la conformité,
·
limiter les ressaisies,
·
fluidifier les échanges avec les systèmes tiers,
·
améliorer la qualité de service.
Côté
collaborateurs, les attentes sont en constante mutation, mais se concentrent
majoritairement sur :
·
la simplicité et la disponibilité des services,
·
la personnalisation de l’expérience,
·
la transparence des règles et des processus.
La digitalisation
RH n’a de sens que si elle répond simultanément à ces deux enjeux.
C’est là que digitalisation, automatisation et
IA doivent être pensées ensemble — sans jamais être confondues.
Digitalisation
et automatisation : les fondations de la performance
Avant de parler
d’IA, parlons de ce qui augmente mécaniquement la productivité de vos services
RH : la digitalisation structurée et l’automatisation déterministe.
Cette première
couche a pour but de centraliser la donnée et garantir l’interopérabilité.
En effet, la
performance RH repose d’abord sur une donnée :
·
saisie une seule fois,
·
contextualisée,
·
contrôlée,
·
exploitable par l’ensemble de l’écosystème SIRH.
Par exemple, dans
le référentiel métiers structuré par votre organisation, un emploi appartient à
un sous-domaine, lui-même rattaché à un domaine métier. La simple saisie de
l’emploi, dans un système automatisé, permet de positionner automatiquement la
donnée au bon endroit, dans le bon domaine, sans erreur possible.
Le système est
ici déterministe : la règle est connue, explicite, non interprétable.
La saisie est guidée, contextualisée en
fonction des profils employés, et l’erreur devient impossible.
👉 Une
donnée correctement exécutée conduit à une décision fiable.
L’automatisation
de vos processus RH permet ensuite d’enchaîner des tâches simples, répétitives,
sans valeur ajoutée, comme :
·
la transmission de données vers la paie,
·
la création de dossiers,
·
le déclenchement de processus,
·
l’interopérabilité de votre SIRH et la circulation des données entre les
différentes applications.
En termes de
productivité, les gains sont spectaculaires, notamment via la diminution
drastique des erreurs et des temps de gestion administrative.
De 40 minutes à 3 minutes, par exemple,
pour un seul onboarding administratif.
Ici, l’IA n’a
rien à voir avec la valeur du service.
C’est bien la qualité de la saisie en amont et
l’automatisation fiable en aval qui augmentent votre efficacité opérationnelle.
Une
IA au service des bonnes pratiques RH
L’IA est d’une
nature fondamentalement différente de l’automatisation.
Là où l’automatisation exécute, l’IA
interprète, suggère, assiste.
Elle n’est pas —
et ne doit pas devenir — une gestionnaire de la donnée.
L’IA a vocation à
enrichir le SIRH, à accélérer les processus, à augmenter l’expérience, pas à se
substituer au discernement RH ni à devenir une boîte noire décisionnelle.
Elle doit être
conçue comme l’extension de pratiques RH existantes, pertinentes, documentées
et explicables.
Éclairer, sans
déroger aux règles.
L’IA devient
alors précieuse pour :
·
détecter des comportements à risque,
·
analyser les messages des collaborateurs,
·
recommander une démarche ou une information pertinente.
Elle apporte une
suggestion, un indice, une aide à la réflexion.
En revanche, les
décisions qui engagent la responsabilité légale, sociale ou éthique de
l’employeur doivent rester fondées sur des systèmes déterministes, pour des
enjeux comme :
·
l’éligibilité à un droit,
·
le déclenchement d’un processus légal,
·
la gestion des situations sensibles (gestion des conflits, gestion des
parcours collaborateurs, QVT, conformité).
Dans tous ces
domaines, la règle doit être stable, traçable et explicable.
Accélération
technologique : un risque sans redéfinition préalable des pratiques
Même lorsque le
besoin a été correctement identifié et formalisé, l’accélération technologique
peut devenir dangereuse si elle n’est pas précédée d’un travail de fond sur les
bonnes pratiques RH.
Avant de déployer
de l’IA ou d’augmenter des processus existants, il est indispensable de prendre
le temps d’analyser vos pratiques actuelles :
·
identifier ce qui fonctionne réellement, ou pas,
·
comprendre pourquoi cela fonctionne, ou dysfonctionne,
·
clarifier les règles, les rôles et les responsabilités.
L’IA ne doit pas
venir compenser des pratiques mal définies ou des processus bancals.
Elle doit, au contraire, s’appuyer sur des
pratiques RH solides, maîtrisées et assumées, pour les renforcer et les passer
à l’échelle.
Autrement dit : on
ne doit pas augmenter par l’IA ce que l’on ne maîtrise pas déjà.
C’est une
condition essentielle pour éviter les dérives : décisions opaques,
incohérences, perte de confiance des collaborateurs et mise en risque de la
fonction RH.
C’est sur cette
base que l’automatisation peut exécuter efficacement, et que l’IA peut éclairer
utilement, sans jamais sortir du cadre.
En
conclusion
Performance et
expérience collaborateur ne s’opposent pas, à condition de remettre la
gouvernance, la conformité et la maîtrise des pratiques au cœur des choix
technologiques.
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vous parlent, si vous cherchez à concilier performance opérationnelle et
expérience collaborateur sans artifices ni effets de mode, venez assister à
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directrice générale de Neocase pour replacer le besoin métier, la gouvernance
et l’intelligence humaine au centre des potentiels technologiques du SIRH.
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